Instagram nouveauté

22,7 % des jeunes âgés de 11-12 ans possèdent un compte sur Instagram, d’après une étude publiée par l’agence de communication « Heaven », en 2020. Pourtant, il faut être au minimum âgé de 13 ans pour pouvoir s’y inscrire. Ces chiffres ont poussé les dirigeants de l’application à prendre certaines décisions pour mieux protéger les plus jeunes des internautes.

Les personnes âgées de moins de 18 ans vont être invitées par Instagram à basculer leur profil en mode privé afin de les protéger. Les nouveaux créés seront automatiquement paramétrés sur ce profil.

Le réseau social l’avait annoncé au printemps, la mesure entre en vigueur cette semaine. Cette nouvelle mesure sera appliquée en France, mais aussi aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni et au Japon, puis étendues.

L’objectif est de protéger les jeunes utilisateurs d’Instagram du cyberharcèlement et de la pédocriminalité, Instagram entend ainsi restreindre la possibilité pour un adulte, de contacter et d’interagir avec un mineur. Les publications et stories des comptes privés ne sont visibles que par les personnes dont la demande d’abonnement a été acceptée par l’utilisateur, avant cela, impossible de les liker et de les commenter. Lorsque le profil est privé, il devient également plus difficile de trouver des adolescents en naviguant aléatoirement, via la rubrique Explorer, Reel ou les hashtags.

Instagram précise que ces règles contribueront à limiter les options dont disposent les annonceurs pour atteindre les jeunes avec des publicités. Les annonceurs ne pourront plus se baser sur des options de ciblages telles que les centres intérêts ou l’activité sur d’autres applications et sites Web. Le réseau social précise tout de même que les annonceurs pourront toujours cibler les personnes de moins de 18 ans en fonction de leur âge, de leur sexe et de leur emplacement. Lorsqu’ils atteindront 18 ans, les utilisateurs seront libres de réactiver ou non le ciblage publicitaire dans les paramètres de l’application. Facebook et Messenger seront également concernés par ce changement.

En mars, Instagram travaillait sur une application à part entière et entièrement destinée aux adolescents. Pour renforcer la cloison avec les adultes, une application distincte serait une idée. Mais cela n’a pas plus à de nombreuses organisations de protection des mineurs pour qui l’idée mettrait les jeunes « à risque ».

Les critiques ont ​​cité des recherches montrant que l’utilisation des médias sociaux a entraîné une augmentation de la détresse mentale, des problèmes d’image corporelle et des pensées suicidaires.

A voir, donc, comment la décision se décline au-delà du virtuel, et permet un impact réel sur des habitudes aux conséquences bien souvent toxiques.